contemporain

« It », de Catherine Grive

Quand une jeune fille de quatorze ans trouve le courage et les mots pour dire à sa famille qu’elle se sent mal dans son genre. Une histoire pleine de fraîcheur qui mêle humour et sincérité pour aborder la question essentielle du transgenrisme. Au collège, on m’appelle « It » et le genre neutre du pronom Anglais me va bien. Ce qui ne me va pas, c’est mon corps de fille sous la douche, dans le miroir… Car je sais que je suis un garçon.


Genre : Contemporain

Edition : Gallimard jeunesse (Scripto)

Date de sortie : 23 mai 2019

Nombre de pages : 183

Prix : 9,00€


Un roman court sur le transgenrisme, sur une quête identitaire d’une adolescente, c’est le genre d’histoires que j’aime lire et qu’on ne voit pourtant pas assez dans ma bibliothèque. Une fois ce livre fermé, je me suis posée pas mal de questions car je ne savais pas vraiment si mon avis était positif ou négatif. Encore au moment où j’écris cette chronique, je suis partagée.

***

Je divisée avec ce roman car, j’ai aimé, même vraiment beaucoup aimé le sujet, qui est important dans la section jeunesse, mais en même temps, j’ai été un tout petit peu déçue car j’aurais aimé un peu plus de profondeur. J’ai eu un sentiment de pas assez qui m’a gênée pour pleinement aimer ce roman. J’avais envie d’être complètement embarquée dans une histoire plus poignante, car avec le résumé, c’est ce que je pensais y trouver. Le vécu de Jo méritait d’être plus développé et touchant. Au lieu de ça, j’ai plutôt eu l’impression que l’auteure n’a fait que gratter la première couche d’une histoire qui aurait pu avoir plus d’impact encore et marquer le lecteur.

« Le contraire de « garçon manqué » c’est quoi ? Une fille réussie ? Et si une fille est ratée, c’est pour quelle raison ? Parce qu’elle est un garçon ? Parce qu’elle est un garçon et une fille à la fois ? »

Il n’y a qu’à partir de la 100ème page environ, que l’on entre pleinement dans le vif du sujet, le transgenrisme. Avant, ce n’est qu’effleuré, de façon assez timide et maladroite, dommage. Je reste persuadée que environ 80 pages pour développer sur la quête d’identité de Jo, ce n’est pas assez, le lecteur, du moins moi en l’occurrence, je reste trop sur ma fin. Mais, d’un autre côté, j’ai aussi beaucoup aimé, je n’ai pas trouvé que du négatif dans ces dernières 80 pages, car enfin, Jo se pose les bonnes questions, assume enfin son choix et naturellement, Jo devient/est ce qu’il a toujours voulu être, un garçon.

En parallèle de cette quête identitaire, on a toute l’histoire sur l’incendie, qui personnellement ne m’a déçue, j’étais même au contraire assez ravie car j’ai trouvé ça touchant de voir comment cette famille à su rester soudée face au drame qu’ils ont subit. Ça nous a permis de voir la relation de Jo avec son entourage, pour au final être ramené à l’histoire personnelle de Jo, à savoir sa révélation identitaire.

« Dans la rue, les regards sur moi n’ont pas changé, c’est le mien qui n’est plus le même. Il est plus clair, plus enjoué. Le monde entier est devenu mon ami. Je n’ai plus peur de rien. »

Je peux donc dire que mon avis balance plutôt vers le positif, même si je pense qu’il manque quelques éléments, que ça manque un peu de profondeur qui aurait pu donner plus d’impact. C’est malgré tout un sujet très important, dont il est nécessaire de parler et l’auteure à su le faire justement, grâce à ça sa plume précise et fluide.

NOTE : 7/10

Merci à Gallimard pour cet envoi !


A très vite,

Gaelle

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