classique, Historique

« Le chant d’Achille », de Madeline Miller

Ce ne sont encore que des enfants : Patrocle est aussi chétif et maladroit qu’Achille est solaire, puissant, promis à la gloire des immortels. Mais, grandissant côte à côte, un lien se tisse entre ces deux êtres si dissemblables.
Quand, à l’appel du roi Agamemnon, les jeunes princes se joignent au siège de Troie, la sagesse de l’un et la colère de l’autre pourraient bien faire dévier le cours de la guerre… Au risque de faire mentir l’Olympe et ses oracles.


Genre : historique

Edition : pocket

Date de sortie : 02 avril 2015 (dans cette édition)

Nombre de pages : 480

Prix : 8,20€

ISBN-13 : 978-2266252430


Probablement mon plus gros coup de cœur de 2020 à venir. Pour l’instant c’est le cas, et ce roman fait même partie maintenant de mes préférés, c’est dire à quel point je l’ai aimé. Et même plus que ça.

***

C’est toujours assez délicat de parler d’un tel coup de cœur, de parler d’un roman qui nous a tellement plu qu’on réussit à peine à placer des mots sur ce qu’on a ressenti. C’est le cas avec « Le chant d’Achille », de la merveilleuse Madeline Miller. Si déjà, j’avais adoré l’an passé « Circé », qui techniquement se lit après, mais bref… j’ai encore plus aimé ce roman, d’une auteure qui devient incontestablement l’une de mes favorites. Madeline Miller à une plume que j’aime énormément. Elle écrit d’une façon si poétique, elle est toujours en train de mêler les mythes que nous connaissons avec la fiction qu’elle introduit et c’est extrêmement bien fait. Ses mots sont toujours bien choisis, elle a un vocabulaire vraiment riche, elle varie ses styles d’écriture, elle plonge son lecteur entièrement dans un univers incroyable et on se sent vraiment proche en tant que lecteur de ce qu’elle peut nous raconter, on est en immersion totale auprès de Patrocle et Achille.

« Je le reconnaîtrais rien qu’au toucher, ou à son odeur, je le reconnaîtrais si j’étais aveugle, aux seuls bruits de sa respiration et de ses pas martelant le sol. Je le reconnaîtrais dans la mort, à la fin du monde.« 

Parlons d’ailleurs du mythe dont elle parle ; elle nous conte à sa façon l’Iliade de Homère, en introduisant sa touche personnelle, ses mots, et le rendu est tout simplement INCROYABLE ! J’ai adoré chaque ligne de ce roman, j’ai trouvé que rien n’était trop ou pas assez, même la fin, elle est parfaite, suffisante et toute son oeuvre est d’une justesse admirable.

Evidemment, ce coup de cœur n’aurait pas eu lieu sans un élément clé : Patrocle et Achille, les deux héros de l’Iliade, de la guerre de Troie. J’ai personnellement redécouvert leur histoire à travers les mots de Madeline Miller. Si je connaissais la base de leur relation, avec ce roman, je l’ai aimée encore plus. Je trouve les deux personnages et surtout leur histoire juste fascinante ! On s’attache dès le début à eux deux, séparément et ensembles et au final, on vit la guerre et tout ce qui s’est passé à leurs côtés. Il y a une telle tragédie ressentie à travers les mots de l’auteure, elle parle avec justesse de la guerre, de ses enjeux, de ce qu’elle fait aux hommes mais sans jamais oublier les femmes aussi. Leur histoire est belle, mais aussi et bien-sûr tragique et clairement, il y avait très longtemps que je n’avais pas pleuré à ce point en lisant un livre.

J’ai été totalement transportée dans le roman de Madeline Miller, j’ai ri, j’ai –beaucoup– pleuré, j’ai eu le cœur rempli de joie, de tristesse et parfois de colère, mais avant tout, j’ai apprécié. Je suis assez fan de mythologie Grecque et forcément je me suis retrouvée attirée par ce livre, mais je pense que même pour quelqu’un qui ne s’y connaît pas, c’est abordable et ça sera tout autant une très bonne lecture.

« Il rouvrit les yeux.

— Trouve-moi un héros qui ait été heureux.

Je réfléchis. Héraclès était devenu fou avant de tuer sa famille ; Thésée avait perdu son épouse et son père ; les enfants de Jason et sa nouvelle femme avaient été assassinés par la précédente ; et si Bellérophon avait tué la Chimère, il était resté estropié après être tombé du dos de Pégase.

— Tu vois, tu ne peux pas.

Il s’était rassis, penché en avant.

— C’est vrai.

— Je sais. On ne te laisse jamais être à la fois célèbre et heureux, constata-t-il en arquant un sourcil.« 

Madeline Miller a apporté une touche moderne à un mythe très connu de tous, elle a su le rendre encore plus intéressant, en contant à merveille l’histoire de deux figures de la mythologie. Avec sa plume poétique, elle m’a touchée en plein cœur, elle m’a bouleversée et je ne suis pas prête d’oublier ce roman, je l’aime de tout mon cœur et je sais déjà que je vais le relire de nombreuses fois à l’avenir.

NOTE : 10/10


A très vite,

Gaelle

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